Une Branlée utile ?
Sévère... Pour une fois les écologistes avaient la banane dimanche dernier...enfin ceux du MoDem un peu moins... Çà fait mal, le choque du résultat... Je venais de voter à 19h47, "on est dessous de 10...", en effet l'espoir d'une distorsion entre le vote rural et le vote dans les grandes agglomérations s'est vite envolé.
La campagne avait pourtant bien commencé, la sortie du livre "Abus de pouvoir" avec de bons sondages, excepté la sourde menace d'une abstention massive.
La raison de ce Waterloo, s'explique par une Bérésina conjoncturel, malgré un début de campagne précoce, la fin s'est faites sur les genoux, avec des économies d'investissements humains... A croire que certains militants démocrates n'étaient pas convaincu par leur propre Europe...et ne parlons pas d'écologie. C'est bien connu le militant modem n'est pas un foudre de guerre, peut-être n'y a t'il pas encore de culture militante dans ce “parti du XXI siècle”... Heureusement, ce n'est pas une constante pour tout les militant et même dans d'autre agglomération le militantisme pour l'Europe et son idéal fut bien plus épatant, comme à Metz, à Marseille où le vote démocrate s'est élèvé aux alentours des 20 %... Mais peu importe, pour nationaliser ce vote on pouvait encore compter sur l'image de marque du parti. Seulement voilà, la dernière semaine des Européenne, le leader du MoDem s'empêtrait dans les débats successif, s'exposait trop et toujours trop, tandis que les attaques du PS, de l'UMP et d'Europe Ecologie comme à chaque fin de campagne s'enchainaient avec une bonne fréquence. Le coup le plus fatal fut surement le dérapage télévisuel de François Bayrou, ce débat, épiphénomène de la vie politique a offert au MoDem une descente électoral bien plus rapide que celle engagée depuis une semaine.
Pour beaucoup, une autre ou un autre, aurait du nous représenter à ce débat fatidique:
l'écologiste Corinne Lepage, l'ex-vert Jean-Luc benhammias, l'Européenne Sylvie Goulard, le tribun Jean-François Khan, l'homme de terrain Jean-Marie Beaupuy, le sociologue Robert Rochefort, ou la compagne de route de François Bayrou Marielle de Sarnez ?
Une des têtes de listes... Cela aurait changé bien des choses. Côté Europe-Ecologie peut-être qu'à un moment certains ont regretté la polémique, et auraient préféré voir Cécile Duflot et du débat d'idées... Mais à l'heure qu'il est ces regrets ont du être assez vite balayé depuis longtemps.
A l'inverse sur le terrain, la campagne de l'UMP a conforté le MoDem dans la stratégie d'un choc frontale avec la majorité : une majorité présidentielle haut dans les sondages, discrète sur le terrain voir bridé, qui semblait se reposer sur deux affaires médiatiques: la violence dans les écoles, et la venue d'Obama...sans oublier l'OPA sur la thématique Turque . Une campagne qu'on aurait pu qualifier de " raclures de fond de bidet"...pour reprendre les termes de Cécile Duflot...
Devant cela, l'Europe semblait et semble en danger, quel conception voulait et veut l'UMP ? Sinon celle d'une vaste foire d'empoignes ou des chefs d'états troquent des indices de TVA, contre des projets mercantiles à coup de bluff ? Même si ce n'est pas une conception rapportée par les jeunes-populaires, et le nouveau centre, on notera que l'idéal du parlement européen, la diversité culture, l'état de droit(Hadopi ?) et l'Europe politique unie apparaissaient contradictoire avec les actes, et les dires de l'Elysée...
Aujourd'hui l'avenir politique du Mouvement Démocrate va se jouer en partie sur l'écologie, sur le continuum que nous allons proposer avec la société civile et la stratégie de rassemblement des modérés (du CDU au SPD ?). Tout les regards des militants sont portés vers Corinne Lepage...Si le Mouvement Démocrate possèdent de remarquables cautions à l'égard de l'écologie, comme des adhérents venue avec Corinne Lepage, ou des Verts européens et réformateurs à l'instard de Jean-Luc Benhammias, il est évident que l'écologisation du parti ne c'est pas faite de manière homogène.
L'investissement écologique en matière immobiliére et urbaine, dans les métiers de l'environnement qui bientôt émergeront grâce l'impératif écologique sont des paris pris par le Mouvement Démocrate.
Sur le plan de la coopération mondiale, le co-dévellopement si chère au MoDem pour lutter contre les effets néfastes de la mondialisation(et l'immigration) devra être aussi durable ! Pour lutter contre le réchauffement et l'effrondrement mondiale de la biodiversité. De manière plus locale et régionales, on peut penser que certaines relocalisation ou réaménagement entre les zones urbaines et rurales sont des voix que le MoDem pourrait porter.
En se tournant vers nos voisins, il y a également la tentation du modèle allemand en matière d'éco-technologie, et ses pépinières d'entreprises ou encore le commerce bio italiens plus compétitif que les enseignes de supermarchés conventionnels. Ces succès sont hélas difficiles à importer en France, il est concevable de convaincre un entrepreneur du "coût écologique" qui se répercute de façon cruelle sur son activité et son quotidien, mais d'autre lobbys (les grands groupes alimentaires...) sont dans une autre logique sont influent. Cela s'explique aisément d'autant qu'au sein des politiques, se pratique un drôle de libéralisme, où l'intérêt des consommateurs ou encore la qualité des offres n'est pas un critère de choix (par exemple pour les marchés publiques) mais plutôt celui de la proximité...
Les écologistes avec la recette de Daniel C, ont rassemblée des écologistes "d'extrême-gauche", de "droite", associatifs, de tendance modérée européenne et libérale... Cet attelage très impressionnant ne tiendra probablement pas. S'affranchir du PS à la fois comme suzerain et comme modèle fantasque sera bien difficile d'autant que l'envie de se placer à "Gauche" avec un grand "G". Se sont autant d'obstacles qui ont longtemps marginalisé les Verts français. La stratégie de Dany n'est pas nouvelle, il avait tenté de la faire entendre en 2007 au lendemain des présidentiel avec le projet éco-refondation à Tours, inspiré par le dépassement(et dépaysement) de l'Udf en MoDem...Il n'avait pas reçu beaucoup d'amour mais plutôt récolté les camarades..., et récolté
La convergence entr l'ADLE (démocrates et libéraux (rien à voir les conservateurs)) et l'ALE (les écologistes européens) cependant, ce sera bien difficile. Si par le passé “Dany le rouge” et François Bayrou ont par le passé affiché leur entente en matière d'Europe, il y'a des tendances très “Gauche” au sein de l'ALE et des libéraux libertaires (anglais) à l'ADLE qui auront bien du mal à s'accorder une confiance mutuelle même pour refuser Barosso... De plus François Bayrou malgré ses engagements aura bien du mal à peser au sein de son groupe étant lui meme affaibli. L'enjeux sera de proposer un candidat commun... Pourquoi ne pas proposer une co-présidence, (comme l'on fait les Verts) avec un modéré Belge et une écologiste italienne ? Les paris sont ouverts.
Le PS lui s'autoproclamant "la gauche" , depuis longtemps nulle part, entre libéralisme et gauche dure...ou encore social-libéral, va voir à l'avenir son "bloc électoral"s'effriter, comme le parti-communiste.
Paradoxalement, l'émegence du parti de gauche par rapport à la confusion socialiste, et surtout à ses hésitations avec le MoDem, nous réjouis.
Mélenchon est le digne dépositaire de la “Gauche”, mais il croit cependant toujours possible de convertir le PS à une "gauche" qui ne sert que d'argument électoral et de ciment à la base du parti pour les stratèges socialistes.
En tout cas sa démarche, nous force le respect, ce que beaucoup appelle, une "dissidence" nécessite un courage politique bien rare au sein de la classe politique. Aujourd'hui les deux grandes formations poilitque que sont l'UMP et le PS brident et occulte les sensiblités diverses.
On retrouve d'ailleurs en quelque sorte un équivalent de droite (de part la similarité de la démarche) de Mélanchon, en la personne de Nicolas Dupont-Aignan, qui lui aussi a préféré sortir du parti pour défendre ses idées, lassé du carcan conformiste existant à l'intérieur.
Étant en faveur du pluralisme on ne peux que désapprouver cela, et l'abstention doit aujourd'hui sûrement beaucoup à ce bipartisme, dont le résultat outre-manche nous rapelle qu'il peut être brisé. L'UMPS a tenté d'habituer les citoyens à des choix simplistes (de simplet) et de faire disparaître de l'échéquier politique ces sensibilités qui représentent des quartiers et des parts importantes de la populations, aujourd'hui orphelines ne votant plus.
Si le cartel du PS s'effondre, celui l'UMP donne hélas peu de signes extèrieur de faiblesse, tout ce jouera sur une parti de poker, la victoire ou l'échec électoral de Nicolas Sarkozy en 2012...















